Publié le 26 avril 2024

La sécurité des grands événements ne dépend pas de l’empilement des forces, mais de la résolution des conflits de doctrine qui minent la chaîne de commandement.

  • La friction doctrinale entre l’usage réactif de la force (police) et la logique militaire (armée) est la principale faille opérationnelle.
  • La clarté de la chaîne de commandement en situation de crise prime sur le nombre d’effectifs déployés.

Recommandation : Il est impératif d’unifier les cadres d’intervention et de clarifier les hiérarchies de commandement par des protocoles et des exercices conjoints, bien en amont de tout déploiement.

À l’approche d’échéances majeures comme les Jeux Olympiques, la question de la sécurité intérieure est sur toutes les lèvres. La coordination entre la Police Nationale, la Gendarmerie et les forces armées de l’opération Sentinelle est présentée comme la clé de voûte du dispositif. L’erreur commune est de réduire ce défi à une simple question logistique de répartition des tâches : la police au maintien de l’ordre, l’armée à la lutte antiterroriste. Cette vision est non seulement simpliste, mais dangereusement obsolète.

Le véritable enjeu n’est pas de savoir « qui fait quoi », mais de résoudre les profondes frictions doctrinales qui existent entre ces institutions. La culture du gendarme ou du policier, fondée sur la réactivité et la proportionnalité, s’oppose à la culture militaire, structurée pour une action décisive face à un ennemi. Ignorer ce choc des cultures, c’est créer des failles béantes dans la chaîne de commandement, là où chaque seconde compte. Mais si la véritable clé n’était pas l’addition des forces, mais la synergie des doctrines ?

Cet article se propose de dépasser les platitudes pour analyser les points de friction concrets et proposer un cadre de réflexion opérationnel. Nous examinerons pourquoi la doctrine française est remise en cause, comment gérer les défis pratiques comme les flux de foule, et surtout, comment arbitrer les conflits de commandement et de cadre légal. L’objectif est de fournir aux décideurs les outils pour bâtir une architecture de sécurité non pas superposée, mais véritablement intégrée.

Pour appréhender la complexité de cette mission, cet article s’articule autour des points névralgiques de la coordination sécuritaire. Le sommaire ci-dessous vous guidera à travers les défis doctrinaux, opérationnels et juridiques qui définissent la sécurité des grands événements aujourd’hui.

Pourquoi la doctrine du maintien de l’ordre à la française est-elle remise en question ?

La doctrine française du maintien de l’ordre, historiquement basée sur la mise à distance et le non-contact, subit une crise de légitimité sans précédent. La judiciarisation croissante des interventions et la violence observée lors de récents mouvements sociaux ont exposé ses limites. Avec plus de 32 126 opérations de maintien de l’ordre en 2019, soit une hausse de 18,5% en un an, la pression sur les forces de l’ordre n’a jamais été aussi forte. Cette augmentation quantitative s’est accompagnée d’une escalade qualitative de la violence, de part et d’autre.

Le cœur du problème réside dans une spirale de confrontation. Comme le souligne un haut responsable des forces de l’ordre, l’institution joue un rôle crucial dans l’escalade : « C’est nous, l’institution, qui fixons le niveau de violence de départ. Plus la nôtre est haute, plus celle des manifestants l’est aussi ». Cette analyse met en lumière une friction doctrinale majeure : la recherche d’une désescalade est souvent contredite par l’emploi de moyens perçus comme disproportionnés.

La mobilisation de l’opération Sentinelle lors des manifestations des « gilets jaunes » a cristallisé cette confusion. La présence de militaires équipés pour la guerre dans un contexte de manifestation sociale a créé un flou dangereux, obligeant l’exécutif à rappeler que l’armée n’est « en aucun cas en charge du maintien de l’ordre ». Cet épisode a révélé l’immense fossé entre la logique militaire de neutralisation d’une menace et la logique policière de gestion d’une foule et de restauration de l’ordre public. C’est cette incompréhension mutuelle qui fragilise l’ensemble du dispositif.

Comment filtrer 80 000 spectateurs en 2 heures sans créer de goulot d’étranglement dangereux ?

La gestion des flux humains est le premier test de robustesse d’un dispositif de sécurité pour un grand événement. Un filtrage mal conçu ne crée pas seulement de l’inconfort ; il génère des points de congestion qui sont autant de cibles potentielles et de risques de mouvements de panique. La solution ne réside plus dans une multiplication des points de contrôle statiques, mais dans une approche dynamique et intelligente de la gestion des flux. Il faut anticiper, canaliser et fluidifier, bien avant que les spectateurs n’atteignent les portes du stade.

La technologie offre aujourd’hui des outils de modélisation puissants pour optimiser ces flux. Les simulations permettent de visualiser les densités en temps réel et d’ajuster dynamiquement les ressources pour éviter la saturation. Cette approche prédictive est fondamentale.

Vue aérienne d'une simulation de flux de foule avec codes couleur représentant la densité aux points d'accès d'un grand stade

Comme le montre cette simulation, la clé est de distribuer la pression sur de multiples points de contrôle modulaires et adaptatifs. Le déploiement de personnel ne doit pas être uniforme mais concentré là où la densité augmente. Une stratégie de filtrage dynamique s’impose, combinant technologie et intelligence humaine pour transformer une foule compacte en une multitude de flux maîtrisés, assurant à la fois sécurité et fluidité.

Plan d’action : votre stratégie de filtrage dynamique

  1. Points de contact : Listez tous les canaux de communication (billetterie, application mobile, signalétique) où des consignes de flux peuvent être émises en amont.
  2. Collecte de données : Inventoriez les systèmes de comptage et de caméras existants permettant une analyse de la densité des flux en temps réel.
  3. Cohérence du périmètre : Confrontez le plan de zonage (pré-filtrage, contrôle, zone tampon) aux objectifs de fluidité et de sécurité pour identifier les goulots d’étranglement potentiels.
  4. Réponse adaptative : Définissez des scénarios de redéploiement rapide des équipes et de modification de la signalétique en fonction de seuils de densité prédéfinis.
  5. Plan d’intégration : Planifiez des exercices conjoints entre la sécurité privée, la police municipale et la police nationale pour tester la chaîne de commandement en cas d’incident sur un point de filtrage.

Caméras algorithmiques : quel cadre légal pour la détection de comportements suspects ?

L’autorisation expérimentale de la vidéosurveillance algorithmique (VSA) pour les Jeux Olympiques de 2024 représente un saut technologique majeur, mais aussi un défi juridique et éthique considérable. L’objectif est de détecter automatiquement des situations prédéfinies (mouvements de foule anormaux, colis abandonnés, départs de feu) pour alerter les forces de sécurité. Avec une estimation de 72,4 millions de visionnages nécessaires pour l’analyse algorithmique durant l’événement, la question de la responsabilité en cas d’erreur ou d’échec est centrale.

Le cadre légal, défini par la loi du 19 mai 2023, tente de répondre à cette question en interdisant l’identification des personnes et l’utilisation de la reconnaissance faciale. Cependant, il instaure une chaîne de responsabilités complexe où chaque maillon est exposé à un risque juridique. Pour un préfet, l’autorisation d’usage engage sa responsabilité administrative, tandis que l’opérateur humain qui valide (ou invalide) une alerte de l’IA peut voir sa responsabilité pénale engagée. Cette complexité exige une clarification absolue des rôles.

Le tableau suivant synthétise la répartition des responsabilités juridiques dans la chaîne de décision algorithmique, un point essentiel pour tout organisateur ou autorité publique.

Responsabilités juridiques dans la chaîne algorithmique
Acteur Responsabilité Risque juridique
Concepteur IA Fiabilité de l’algorithme Mise en cause pour défaut de conception
État opérateur Décision d’utilisation Responsabilité administrative
Opérateur humain Validation de l’alerte Responsabilité pénale individuelle
Préfet Autorisation d’usage Recours pour excès de pouvoir

La VSA est un outil puissant, mais sa mise en œuvre doit être encadrée par une doctrine d’emploi d’une clarté absolue pour ne pas transformer une aide à la décision en une source de chaos juridique.

L’erreur de tout miser sur l’antiterrorisme en délaissant la lutte contre les cambriolages

Depuis 2015, la menace terroriste a légitimement monopolisé l’attention et les ressources, notamment à travers l’opération Sentinelle. Cependant, cette focalisation a créé un effet d’éviction, laissant la délinquance du quotidien, comme les cambriolages, les vols à la tire ou les agressions, être perçue comme un problème de second ordre. C’est une erreur stratégique fondamentale. Le terrorisme et la grande criminalité ne sont pas des silos étanches ; ils s’inscrivent dans un continuum de sécurité où les frontières sont poreuses. Les réseaux de petite et moyenne délinquance peuvent servir de vivier logistique ou financier pour des cellules terroristes.

Négliger la base de la pyramide criminelle pour se concentrer uniquement sur son sommet, c’est laisser des failles se développer. L’illustration ci-dessous représente ce réseau complexe où chaque fil est connecté aux autres. Tirer sur un fil, même en apparence anodin, peut faire vibrer toute la toile.

Représentation visuelle du continuum de sécurité montrant les interconnexions entre différents types de criminalité

Cette vision holistique est d’autant plus cruciale que les forces de sécurité intérieure sont, par nature, polyvalentes. Un rapport du Sénat souligne que 95% de l’activité de la gendarmerie est consacrée à la sécurité intérieure, les missions purement militaires étant minoritaires. Orienter l’ensemble du dispositif vers la seule menace terroriste, c’est sous-utiliser la capillarité et l’expertise de ces forces sur le terrain de la délinquance « classique », qui constitue pourtant le terreau de menaces plus graves et impacte directement le sentiment de sécurité des citoyens.

Police Nationale vs Police Municipale : qui fait quoi lors d’une rixe en centre-ville ?

La coordination entre les forces de sécurité de l’État (Police Nationale, Gendarmerie) et la Police Municipale (PM) est un enjeu quotidien, particulièrement visible lors d’incidents soudains comme une rixe en plein centre-ville. La montée en puissance des polices municipales, de mieux en mieux équipées et formées, a rendu leur rôle de primo-intervenant incontournable. Cependant, cette efficacité de proximité peut générer des frictions si le protocole de coordination n’est pas parfaitement maîtrisé. La question n’est pas « qui est le plus rapide ? », mais « qui prend le commandement et quand ? ».

La doctrine est claire : la Police Municipale agit sous l’autorité du maire et a pour mission principale la prévention et la surveillance du bon ordre. La Police Nationale, sous l’autorité du préfet et du procureur, a compétence en matière de police judiciaire et de maintien de l’ordre public. Sur le terrain, lors d’une rixe, cette distinction se traduit par une séquence d’actions précise où le transfert de commandement est le moment clé. Tout retard ou toute ambiguïté dans ce transfert peut transformer un incident maîtrisable en une crise.

Le protocole de coordination doit être connu et répété par tous les acteurs. Il se décompose généralement en quatre phases séquentielles :

  • Étape 1 : Primo-intervention. Si la PM est la première sur les lieux, sa mission est de sécuriser le périmètre immédiat, de porter secours aux éventuelles victimes et de contenir la situation, sans s’engager outre mesure.
  • Étape 2 : Alerte coordonnée. L’équipage de la PM alerte immédiatement le centre de commandement unifié, qui relaie l’information à la Police Nationale ou à la Gendarmerie territorialement compétente.
  • Étape 3 : Transfert de commandement. Dès l’arrivée du premier équipage de la force étatique, le commandement des opérations lui est transféré. L’Officier de Police Judiciaire (OPJ) prend la direction de l’intervention.
  • Étape 4 : Appui et désengagement. La PM reste en appui, généralement pour gérer les périmètres extérieurs et la circulation, jusqu’à la fin de l’intervention et sur instruction de l’OPJ.

La fluidité de cette chaîne dépend de la qualité des communications et de la clarté des conventions locales signées entre la commune et la préfecture. Des exercices conjoints réguliers sont la seule garantie d’une coordination sans faille le jour J.

L’erreur d’équiper les forces de l’ordre comme des soldats sans la formation adaptée

La « militarisation » de la police est un terme souvent utilisé à tort pour décrire le renforcement de l’équipement. Le véritable enjeu n’est pas l’équipement, mais la doctrine qui accompagne son usage. Donner un fusil d’assaut à un policier ne le transforme pas en soldat. Au contraire, sans une formation doctrinale adaptée, cela peut mener à des catastrophes. La différence fondamentale entre le soldat et le policier réside dans leur rapport à l’usage de la force. C’est une distinction non négociable.

Cette différence est parfaitement résumée par le chercheur Fabien Jobard, spécialiste des questions policières. Son analyse met en exergue la divergence fondamentale des missions et des cadres mentaux :

Sur le champ de bataille, le soldat utilise a priori une violence létale contre un individu qui ne le menace pas toujours directement. Inversement, le policier utilise la violence de manière réactive et proportionnée.

– Fabien Jobard, Le soldat et le policier – Cairn.info

Le soldat est formé pour neutraliser un ennemi dans un cadre de conflit. Le policier est formé pour faire respecter la loi et interpeller un citoyen, même violent, avec la stricte nécessité et proportionnalité. La formation initiale et continue doit donc être radicalement différente. Équiper des policiers ou des gendarmes avec du matériel militaire sans marteler quotidiennement cette différence de doctrine d’emploi, c’est prendre le risque de voir une logique de guerre s’appliquer dans un contexte de maintien de l’ordre civil. Le danger n’est pas l’arme, mais la confusion dans l’esprit de celui qui la porte.

Qui commande sur une scène de crime terroriste : le procureur, le préfet ou le général ?

En situation de crise terroriste, la question « qui commande ? » est la plus critique. Une chaîne de commandement floue ou contestée peut paralyser l’action et coûter des vies. Le triptyque d’autorités – judiciaire (procureur), administrative (préfet) et militaire (général en charge d’une opération comme Sentinelle) – peut devenir une source de confusion mortelle si les rôles ne sont pas définis et acceptés en amont. L’intervention ne peut souffrir d’aucune ambiguïté.

Étude de Cas : La confusion du commandement au Bataclan

L’attaque du Bataclan en 2015 est un exemple tragique de ce vide de commandement. Huit soldats de l’opération Sentinelle, arrivés parmi les premiers sur les lieux avec la BAC, se sont retrouvés dans une situation impossible. Conformément à leurs ordres militaires stricts, ils ont refusé de prêter leurs fusils d’assaut FAMAS aux policiers de la BAC, qui n’étaient pas équipés pour faire face aux armes de guerre des terroristes. De plus, sans ordre direct de leur hiérarchie militaire et en l’absence de réquisition formelle de l’autorité civile (le préfet), ils n’ont pu intervenir. L’assaut a finalement été mené par la BRI, mais ce laps de temps a mis en évidence un hiatus fatal dans la chaîne de commandement interservices.

Pour éviter la répétition d’un tel scénario, il est impératif de comprendre que le commandement est dynamique et séquentiel. Il change en fonction de la phase de l’opération. Aucune autorité ne commande du début à la fin. Le tableau suivant détaille cette séquence.

Séquence dynamique du commandement en cas d’attentat
Phase Autorité commandante Durée moyenne
Neutralisation immédiate Chef unité d’intervention 0-30 min
Sécurisation zone Commandant des opérations de secours 30 min-2h
Investigation judiciaire Procureur de la République 2h-72h
Gestion de crise Préfet Jusqu’à retour normal

La clé est donc l’anticipation. Les protocoles de transfert de commandement doivent être établis et testés lors d’exercices interservices réguliers, afin que chaque acteur connaisse son rôle et l’autorité à laquelle il doit se référer à chaque instant de la crise.

À retenir

  • La doctrine prime sur l’équipement : la différence fondamentale entre la logique policière (proportionnalité) et militaire (neutralisation) doit guider toute action.
  • Le commandement unifié n’est pas statique : il est séquentiel et doit être anticipé par des protocoles clairs pour chaque phase d’une crise.
  • Le continuum de sécurité est une réalité opérationnelle : ignorer la délinquance quotidienne au profit du seul antiterrorisme crée des failles stratégiques.

Sûreté vs Souveraineté : comment articuler ces deux doctrines sans créer de failles juridiques ?

L’articulation finale entre les missions de sûreté intérieure (police, gendarmerie) et de défense de la souveraineté (armée) se cristallise dans le cadre juridique de l’usage des armes. Pendant des années, un flou a existé, les militaires de Sentinelle opérant sous un régime de légitime défense plus strict que celui de leurs collègues policiers et gendarmes. Cette disparité créait une faille juridique et opérationnelle inacceptable sur le terrain. Un militaire pouvait se retrouver dans une situation où un policier aurait eu le droit de faire feu, mais pas lui.

La loi n° 2017-258 du 28 février 2017 a constitué une avancée majeure en unifiant en partie ces règles. Elle a créé un cadre commun d’usage des armes pour les policiers, les gendarmes, les douaniers et les militaires déployés sur le territoire national. Désormais, l’usage de la force armée est possible, après sommations, pour « défendre le terrain qu’ils occupent […] lorsque la sécurité des personnes ou des biens est menacée ». Cette harmonisation était une condition nécessaire pour permettre une véritable synergie opérationnelle.

Cependant, cette unification ne signifie pas que l’armée est devenue une force de police supplétive. Son engagement sur le territoire national reste subsidiaire et encadré par un principe fondamental. Comme le stipule une instruction interministérielle, son recours est strictement conditionné, selon une règle non écrite mais fondamentale, celle des « 4i ».

Il ne peut être recouru aux armées que si les moyens civils sont inexistants, insuffisants, inadaptés ou indisponibles – la règle des ‘4i’.

– Instruction interministérielle n° 10100/SGDSN, Fondation pour la Recherche Stratégique

Cette doctrine de la subsidiarité est le garde-fou qui préserve la nature de chaque force. L’armée intervient en dernier recours, par réquisition de l’autorité civile (le préfet), lorsque les capacités des forces de sécurité intérieure sont dépassées. La sûreté relève du pouvoir civil ; le recours au militaire est une décision de nature politique qui engage la souveraineté. Articuler ces deux dimensions sans les confondre est l’alpha et l’oméga d’une sécurité intérieure républicaine et efficace.

Pour bâtir une architecture de sécurité robuste, il est crucial de maîtriser l'articulation juridique entre la sûreté et la souveraineté.

L’efficacité de la coordination entre police et armée repose donc moins sur des questions de matériel ou d’effectifs que sur une culture commune et une doctrine partagée. C’est en forgeant cette synergie en amont, par des protocoles clairs et des entraînements conjoints, que la France pourra faire face aux défis sécuritaires des grands événements. Il vous incombe, en tant que décideurs, d’orchestrer cette harmonie opérationnelle. L’heure n’est plus à la superposition des forces, mais à leur intégration stratégique.

Rédigé par Karim Bellamine, Expert en cyberdéfense offensive et renseignement numérique, Karim est un ingénieur spécialisé dans la protection des infrastructures critiques et la lutte contre les menaces persistantes avancées (APT). Avec 12 ans d'expérience, il maîtrise les enjeux techniques de la guerre de l'information et du chiffrement.