Publié le 18 avril 2024

La supériorité interarmées ne se décrète pas par la technologie, elle se forge dans la maîtrise des interfaces humaines, logistiques et doctrinales.

  • La culture de la synchronisation tactique prime sur la simple addition de puissances de feu.
  • Les langages communs, qu’il s’agisse de protocoles radio ou de standards logistiques, sont les remparts contre la friction opérationnelle.
  • L’opérateur humain, du contrôleur aérien avancé à l’officier de liaison, demeure le connecteur irremplaçable entre les différentes cultures militaires.

Recommandation : L’objectif stratégique n’est pas de connecter des systèmes, mais de cultiver une doctrine d’intégration native où chaque composante anticipe et comprend les besoins des autres.

Sur un théâtre d’opérations moderne, le chef interarmées fait face à une complexité sans précédent. Le flux d’informations en temps réel, la multiplicité des capteurs et des effecteurs, de l’espace exo-atmosphérique aux fonds marins, dessinent l’image d’une omnipotence technologique. Les doctrines actuelles insistent à juste titre sur la nécessité de l’interopérabilité, vantant les mérites des nouvelles plateformes connectées, du programme SCORPION au SCAF. Cette vision, bien que nécessaire, masque une réalité plus fondamentale, une vérité contre-intuitive que tout officier expérimenté a touchée du doigt.

La victoire ne se niche pas dans la performance unitaire d’un Rafale ou d’une frégate, ni même dans la bande passante d’une liaison de données. Elle réside dans la fluidité quasi invisible de leurs points de jonction, ces interfaces critiques où la machine, l’homme et la doctrine se rencontrent. Et si le véritable enjeu n’était pas de cumuler des capacités, mais de maîtriser la friction opérationnelle inhérente à toute action multi-milieux et multi-champs ? C’est la culture de l’intégration, cette obsession du détail synchronisé, qui transforme une collection de forces en un organisme de combat unique et cohérent.

Cet article propose une analyse de ces points de friction concrets. Du dialogue sous le feu entre un pilote et un sergent à la standardisation d’un bidon de kérosène, en passant par les dilemmes de la planification, nous verrons comment la maîtrise de ces interfaces constitue la véritable clé de voûte de la supériorité militaire contemporaine.

Cet exposé se penchera sur les mécanismes essentiels qui gouvernent l’efficacité des opérations combinées. À travers une analyse de cas concrets, nous décortiquerons les défis et les solutions qui définissent la collaboration interarmées aujourd’hui.

Close Air Support (CAS) : comment un pilote comprend-il les besoins du sergent au sol ?

La communication entre un aéronef en appui et une unité au contact de l’ennemi est l’interface la plus critique et la plus dangereuse du champ de bataille. La compréhension mutuelle ne relève pas de l’improvisation mais d’une grammaire commune, rigide et partagée : le protocole « 9-Line CAS Brief ». Cette séquence normalisée permet à un contrôleur aérien avancé (JTAC) de transmettre neuf informations vitales au pilote, de la position de la cible aux menaces sol-air, en passant par le type d’armement souhaité. Chaque ligne a une signification précise, éliminant toute ambiguïté dans une situation où le stress et le bruit ambiant peuvent dégrader la communication.

Cette compétence est si pointue qu’elle ne concerne qu’une élite d’opérateurs. On ne compte par exemple qu’environ 20 JTAC-Evaluator dans les trois armées françaises, des experts chargés de former et de qualifier leurs pairs. La formation, comme celle dispensée par l’Escadron d’Entraînement 3/8 « Côte d’Or », insiste sur le dialogue critique, incluant la reconnaissance du stress dans la voix de l’interlocuteur ou l’utilisation de technologies de désignation laser. Le pilote ne reçoit pas seulement des coordonnées ; il reçoit une intention tactique. Il doit comprendre si le sergent demande un « show of force » pour démoraliser l’ennemi ou une frappe neutralisante sur une position fortifiée.

Cette interface humaine, renforcée par une doctrine stricte, est ce qui permet de transformer la puissance de feu aérienne en un effet tactique précis et décisif au sol. C’est l’antithèse d’un simple service de livraison d’armement ; c’est un dialogue de confiance où chaque mot est pesé et a des conséquences immédiates.

Appui feu naval : quand utiliser le canon de 76mm d’une frégate pour soutenir un débarquement ?

L’appui feu naval (Naval Gunfire Support – NGS) est une capacité historique, mais son emploi moderne est un exercice de discernement tactique. Le canon de 76mm d’une frégate de premier rang n’est pas un outil de saturation de zone, mais un scalpel dont l’efficacité dépend d’une analyse précise de la situation. Sa haute cadence de tir et la variété de ses munitions le rendent redoutable contre des cibles ponctuelles et durcies, comme des casemates, des véhicules blindés légers ou des postes de commandement côtiers. Son utilisation est privilégiée lorsque l’objectif est de neutraliser une menace spécifique qui bloque la progression des troupes amphibies, sans causer de dommages collatéraux étendus.

En revanche, face à une infanterie dispersée ou retranchée sur une large zone, l’efficacité du 76mm diminue. Dans ce cas, d’autres effecteurs, comme l’artillerie terrestre débarquée, les mortiers ou l’appui aérien, peuvent être plus appropriés. La décision d’employer le canon naval repose donc sur une triangulation d’informations : la nature de la cible, la proximité des forces amies (le risque de tir fratricide étant une contrainte majeure) et l’effet à obtenir sur l’ennemi. Le commandant de la force amphibie doit arbitrer en permanence entre les différentes options d’appui disponibles, le canon naval étant une pièce maîtresse de cet orchestre.

Frégate militaire effectuant un tir d'appui naval lors d'une opération amphibie

La synchronisation est ici capitale. Un tir d’appui doit être parfaitement coordonné avec la manœuvre des troupes au sol, souvent dans des fenêtres temporelles de quelques secondes. L’utilisation du canon naval est donc moins une question de « si » que de « quand » et « comment », illustrant parfaitement la complexité de l’intégration des feux en environnement interarmées.

Carburant unique (F-34) : pourquoi standardiser les fluides simplifie la guerre interarmées ?

La logistique est le système circulatoire de la guerre. Sans elle, les effecteurs les plus sophistiqués sont inertes. L’une des plus grandes frictions logistiques dans les opérations interarmées et interalliées a longtemps été la diversité des carburants. Un hélicoptère de l’Armée de Terre, un véhicule blindé et un jet de l’Armée de l’Air utilisaient des produits différents, nécessitant des chaînes d’approvisionnement, des stockages et des moyens de distribution distincts. Cette complexité est un cauchemar tactique, créant des vulnérabilités et ralentissant le tempo des opérations.

Le concept de carburant unique, incarné par le standard OTAN F-34 (JP-8), est une réponse stratégique à cette friction. Ce kérosène polyvalent peut alimenter aussi bien les turbines des aéronefs que les moteurs diesel des véhicules terrestres. Comme le soulignent des études spécialisées, le bénéfice est immense : le carburant F-34 permet l’interopérabilité totale entre les différentes composantes. Cela signifie qu’un seul type de camion-citerne peut ravitailler une colonne de blindés puis un hélicoptère posé en zone avancée. La planification est simplifiée, les stocks sont fongibles et la résilience de la chaîne logistique est considérablement accrue.

Cette standardisation est un exemple parfait de « grammaire commune » logistique. Le système de codification OTAN, avec des codes comme F-34, constitue un langage international compris par toutes les nations de l’Alliance. Selon le guide technique des produits du Service de l’Énergie Opérationnelle, cette norme facilite les opérations d’aide logistique mutuelle : un hélicoptère français peut se ravitailler sur un navire américain sans aucune contrainte. L’interopérabilité n’est plus un vœu pieux, mais une réalité tangible inscrite dans la composition chimique d’un fluide. Comme le résume une étude canadienne :

L’OTAN préfère le concept de carburant unique pour éviter les problèmes de transport et de stockage du carburant.

– Étude comparative F-34/F-54, Canadian Journal of Mechanical Engineering

L’erreur d’interconnecter un réseau naval sécurisé avec un réseau terrestre vulnérable

Dans le domaine cyber, la tentation de l’interconnexion maximale pour fluidifier l’information est une porte ouverte au désastre. L’erreur fondamentale serait de considérer tous les réseaux militaires comme équivalents et de les interconnecter sans une architecture de sécurité rigoureuse. Un réseau naval, par nature isolé en mer, bénéficie d’un périmètre de sécurité physique et logique très élevé. À l’inverse, un réseau terrestre déployé sur un théâtre d’opérations est beaucoup plus exposé, avec de multiples points d’accès, des connexions satellites et des utilisateurs mobiles. Relier directement ces deux mondes, c’est importer la vulnérabilité du plus exposé vers le plus sécurisé, créant un risque de contamination systémique.

Une intrusion sur le réseau terrestre pourrait alors se propager aux systèmes de combat d’une frégate, paralysant ses capacités. La vision moderne de l’intégration interarmées n’est donc pas celle d’un « super-réseau » unique, mais d’une fédération de réseaux qui communiquent via des passerelles sécurisées (cross-domain solutions). Ces passerelles agissent comme des sas, inspectant, filtrant et validant chaque donnée qui transite d’un domaine de sécurité à un autre. Le principe est de partager l’information nécessaire, mais de contenir la menace potentielle.

Cette approche est au cœur de la stratégie de l’Alliance Atlantique. En effet, l’interopérabilité numérique est identifiée comme élément essentiel de sa transformation. Pour ce faire, l’OTAN développe un cadre d’interopérabilité (Digital Interoperability Framework) qui promeut une approche « security and interoperability engineered by design ». L’idée est d’intégrer la sécurité et l’interopérabilité dès la conception des systèmes, et non de tenter de les « bricoler » a posteriori. La collaboration ne doit jamais se faire au détriment de la résilience.

Officiers de liaison : le rôle crucial du traducteur de jargon entre marins et aviateurs

La technologie connecte les systèmes, mais seuls les humains peuvent connecter les cultures. L’officier de liaison (LNO – Liaison Officer) est cette interface humaine indispensable, le rouage souvent invisible qui assure la fluidité entre des mondes qui parlent des langues différentes. Un aviateur pense en termes d’altitude, de vitesse et d’autonomie en heures de vol. Un marin raisonne en nautiques, en caps et en contraintes hydrographiques. Un officier de l’Armée de Terre se concentre sur le terrain, la logistique terrestre et la protection de ses hommes. Ces perspectives, façonnées par des décennies de culture de corps, peuvent créer des incompréhensions profondes.

Le rôle de l’officier de liaison n’est pas de transmettre un ordre, mais de le traduire. Il ne se contente pas de relayer une demande d’appui ; il explique à l’état-major de la composante aérienne l’intention du commandant de la force terrestre, ses contraintes, et le contexte tactique. Inversement, il explique à la force terrestre pourquoi un aéronef ne peut pas rester sur zone indéfiniment ou pourquoi une certaine météo interdit son intervention. Il est un « traducteur culturel » qui prévient la friction née du jargon et des préconçus. Il transforme un « non » technique en une explication constructive et propose des alternatives.

Officier de liaison coordonnant les opérations entre différentes branches militaires dans un centre de commandement

Cette fonction est si essentielle qu’elle est systématiquement intégrée dans les grands exercices. La participation française aux exercices OTAN 2025 avec officiers de liaison interarmées confirme cette tendance. Placer un aviateur dans un centre d’opérations terrestre ou un marin dans un centre de commandement aérien n’est pas un luxe, c’est une nécessité structurelle. C’est la garantie que la synchronisation des efforts ne sera pas compromise par la barrière de la sémantique.

Comment synchroniser l’appui aérien et l’infanterie dans un rayon de 50 mètres ?

Engager une cible à moins de 50 mètres de ses propres troupes est l’une des décisions les plus graves qu’un chef militaire puisse prendre. Cette situation, connue sous le nom de « Danger Close », engage la responsabilité formelle du commandant au sol, qui accepte le risque de tirs fratricides pour sauver une situation désespérée. La synchronisation requise ici n’est plus tactique, elle est quasi-balistique. L’erreur n’est pas une option, et la communication doit atteindre un niveau de clarté et de confiance absolu.

Pour y parvenir, les forces s’appuient sur des protocoles et des technologies de désignation non-ambiguë. L’utilisation de pointeurs laser infrarouges (IR), visibles uniquement par le pilote via ses jumelles de vision nocturne (JVN), permet de marquer une cible avec une précision métrique. Les fumigènes de couleurs spécifiques, annoncées à l’avance, servent de repère visuel de jour pour confirmer la position des troupes amies (« Friendly Mark »). Mais l’outil de synchronisation ultime est la technique du « Time On Target » (TOT). Le JTAC ne demande pas une frappe « dès que possible », il impose une heure d’impact à la seconde près. Cette heure est coordonnée avec l’assaut de l’infanterie, l’explosion de la bombe servant à la fois à détruire l’ennemi et à couvrir le mouvement des troupes amies.

Cette chorégraphie mortelle est rendue possible par les évolutions technologiques des pods de désignation. La capacité de matching laser permettant un guidage de nuit en quelques secondes a révolutionné ces procédures, réduisant considérablement le temps entre la désignation et l’impact. Cependant, la technologie ne fait que servir la procédure. C’est la confiance inébranlable entre le JTAC au sol et le pilote en l’air, forgée par un entraînement commun et une doctrine partagée, qui permet de réaliser de telles actions. C’est l’interface humaine qui, in fine, autorise la frappe.

Demande d’appui feu : la séquence précise pour coordonner artillerie et assaut infanterie

La coordination des feux d’artillerie avec une manœuvre d’infanterie est une chorégraphie complexe visant à maximiser l’effet sur l’ennemi tout en garantissant la sécurité des troupes amies. Il ne s’agit pas simplement de « pilonner » une position puis de lancer l’assaut, mais d’orchestrer une transition fluide et ininterrompue entre le feu et le mouvement. La séquence de coordination est un processus rigoureux qui repose sur la communication, le calcul et la synchronisation. La numérisation du champ de bataille a profondément transformé cette interface.

Le déploiement de systèmes modernes est ici fondamental. Par exemple, le système SCORPION intègre le Blue Force Tracking en temps réel, permettant aux centres de commandement et aux unités d’artillerie de connaître la position exacte de chaque unité amie. Cette vision partagée réduit drastiquement le risque de tirs fratricides et permet des ajustements dynamiques. Le processus commence par une demande d’appui feu précise. Il ne s’agit plus d’un simple point sur une carte, mais d’une description de la cible et de l’effet désiré. Viennent ensuite deux phases critiques : le « Shift Fire », où le tir d’artillerie est décalé pour « marcher » juste devant l’infanterie en progression, continuant à neutraliser l’ennemi ; puis le « Lift Fire » (ou arrêt des tirs), synchronisé à la seconde près avec le moment où l’infanterie arrive sur la position pour l’assaut final.

Cette séquence demande une redondance des communications et une discipline de tous les instants. Elle constitue un exemple parfait de la manière dont la technologie (numérisation) vient fiabiliser une doctrine (coordination feu-mouvement) qui reste, dans son essence, un art de la synchronisation.

Plan d’action : Séquence de coordination appui-feu

  1. Émission de la demande d’appui feu : transmettre les coordonnées précises de la cible et l’effet tactique souhaité.
  2. Calcul et communication du ‘Shift Fire’ : planifier les ajustements de tir pour accompagner la progression de l’infanterie.
  3. Synchronisation du ‘Lift Fire’ : coordonner l’arrêt final des tirs avec le moment exact de l’assaut sur la position.
  4. Maintien de la redondance : utiliser tous les canaux de communication disponibles (radio principale, secondaire, signaux visuels) pour garantir la transmission des ordres.
  5. Évaluation et ajustement en temps réel : exploiter le Blue Force Tracking pour évaluer les dommages et ajuster les tirs si nécessaire.

À retenir

  • L’excellence interarmées est une construction culturelle et doctrinale avant d’être une prouesse technologique.
  • La standardisation des protocoles, des procédures et même de la logistique crée une « grammaire commune » qui est le principal rempart contre la friction opérationnelle.
  • L’opérateur humain (JTAC, officier de liaison, planificateur) reste l’interface la plus critique et la plus adaptative, transformant l’information en décision et l’intention en action synchronisée.

Planification des opérations : pourquoi la méthode d’élaboration des décisions opérationnelles (MEDO) reste la référence ?

Toute opération militaire réussie est le fruit d’une planification rigoureuse. Sur le théâtre interarmées, où les variables sont démultipliées, une méthode structurée est indispensable pour ne pas sombrer dans le chaos. La Méthode d’Élaboration des Décisions Opérationnelles (MEDO) est cette colonne vertébrale intellectuelle. C’est un processus analytique et itératif qui permet à un état-major de transformer une mission politique ou stratégique en un ordre d’opération tactique et synchronisé. Elle force les planificateurs de toutes les composantes (Terre, Air, Mer, Cyber, etc.) à travailler ensemble, à confronter leurs contraintes et à développer plusieurs modes d’action (scénarios).

La force de la MEDO réside dans sa phase de « wargaming », une simulation sur carte où chaque mode d’action est confronté aux réactions les plus probables de l’ennemi. Cette étape permet d’identifier les forces, les faiblesses, et surtout les points de friction de chaque plan. Quel scénario expose le plus la force navale ? Lequel dépend trop d’une supériorité aérienne fragile ? C’est ce processus qui permet au chef de choisir le mode d’action le plus robuste en toute connaissance de cause. Des exercices d’ampleur comme ORION 2023, qui a mobilisé près de 12 000 militaires mobilisés dont 2 300 véhicules et 400 véhicules de combat, sont des tests grandeur nature pour ces méthodes de planification complexes.

Table de planification opérationnelle avec cartes et simulations pour la méthode MEDO

Étude de cas : La MEDO face à la haute intensité lors d’ORION 2023

L’exercice ORION 2023 a constitué un test sans précédent pour la MEDO dans un scénario de haute intensité multi-milieux. Conçu dès 2020, l’exercice a révélé une tension fondamentale : la rigueur analytique exhaustive de la MEDO, qui peut prendre plusieurs jours, se heurte au besoin de décision quasi-instantanée imposé par le tempo du champ de bataille moderne. Cette friction a mis en lumière la nécessité de développer une « MEDO accélérée », une version de la méthode capable de produire des décisions robustes dans des délais très contraints, acceptant un niveau d’incertitude plus élevé. C’est l’adaptation de la doctrine à la réalité du combat.

La MEDO n’est donc pas un dogme rigide, mais un cadre de pensée qui structure l’analyse pour libérer la décision du chef. Elle est la preuve que même à l’ère du numérique et de l’instantanéité, la victoire appartient à celui qui a le mieux pensé la guerre avant de la faire.

Pour les chefs d’opération, la mission est donc claire : auditer en permanence ces interfaces critiques et transformer chaque point de friction en un avantage synchronisé. C’est à ce prix que la collaboration interarmées devient une force démultipliée, capable de s’imposer dans les conflits de demain.

Rédigé par Marc-Antoine Vernet, Ancien Colonel des forces spéciales et instructeur tactique, Marc-Antoine cumule 22 ans d'expérience opérationnelle sur des théâtres de guerre asymétriques et de haute intensité. Expert en combat urbain et en commandement de proximité, il transmet aujourd'hui son savoir-faire aux unités d'élite.